Le présent article propose une réflexion dans ce cadre, relative aux enjeux de stationnement résidentiel en interrogeant certaines évidences et en s’appuyant sur le cas de l’agglomération lilloise. Le stationnement résidentiel n’est pas seulement un problème ponctuel de centre-ville. Il pourrait faire l’objet d’une politique globale à l’échelle d’une agglomération.
Le rapport à la mobilité urbaine évolue vers une logique de rationalisation des déplacements et de l’usage de l’automobile.
Une variable tarde à être posée, celle de l’occupation d’espace. La baisse de l’usage automobile constatée dans les récents résultats des enquêtes ménages-déplacements ne se traduit pas, pour l’instant, par une diminution de la possession de la voiture [Quételard, 2008]. La rationalisation de son usage ne résoudra pas la question de l’espace au sol qu’elle consomme lorsqu’elle n’est pas utilisée. Cet espace est loin d’être anodin dans un contexte de densification des agglomérations et de besoins de logements estimé à 350 000 logements/ an d’ici à 2020 [Jacquot, 2007]. |